Découvrez le thème et les marraines d’honneur de l’Ouest Hurlant 2025 !

En bref : le festival Ouest Hurlant 2025, célébration annuelle de l’imaginaire à Rennes, dévoile un thème événement brûlant – « À travers les flammes » – et deux marraines d’honneur majeures : Laura Nsafou, autrice afroféministe de la trilogie Nos jours brûlés, et Audrey Pleynet, remarquée pour sa novella de SF Rossignol. Au programme : réflexion politique, chaleur communautaire, festival culturel engagé, programme artistique foisonnant, focus sur la participation publique et mise en avant de l’animation locale rennaise. Rendez-vous à La Paillette les 19 et 20 avril pour rencontrer ces invités spéciaux et découvrir comment les organisateurs événementiels transforment le feu en moteur de création.

  • Dates clés : 19 et 20 avril 2025, à La Paillette, à Rennes.
  • Thématique : « À travers les flammes » – révolte, passion créatrice, foyer et reconstruction.
  • Marraines d’honneur : Laura Nsafou (Comme un million de papillons noirs, Nos jours brûlés) et Audrey Pleynet (Rossignol).
  • Positionnement : festival culturel de l’imaginaire, engagé, inclusif, ancré dans l’animation locale.
  • Public : amateurs de fantasy, SF, fantastique, romantasy, JDR et toutes les formes de mondes imaginaires.

Ouest Hurlant 2025 : un festival culturel sous le signe des flammes

À Rennes, au printemps, il y a cette lumière un peu trompeuse qui fait croire à l’été alors que l’air reste vif. C’est précisément dans ce contraste que s’installe Ouest Hurlant 2025, festival culturel dédié aux littératures et arts de l’imaginaire. Devant La Paillette, les lecteurs attendent déjà avec leurs tote-bags illustrés, les couvertures de dark fantasy brillent sous un soleil timide, et l’odeur du café se mêle aux affiches annonçant le thème événement : « À travers les flammes ». Le décor est posé, quelque part entre brasier politique et chaleur de veillée.

Cette nouvelle édition ne se contente pas d’aligner des tables rondes et des dédicaces. Elle revendique une ligne claire : utiliser l’imaginaire comme outil de résistance et de réconfort. Le message des organisateurs événementiels est limpide : il s’agit de célébrer tout ce qui brûle – la colère face aux injustices, la passion créatrice, et la douceur du feu de camp où se rassemblent les communautés de lecteurs. Là où d’autres festivals se limitent à l’actualité éditoriale, Ouest Hurlant assume un discours politique, mais jamais au détriment du plaisir de lecture.

Le choix du thème « À travers les flammes » n’arrive pas par hasard dans un paysage où les romans de climate fiction, de post-apo ou de fantasy engagée ont envahi les tables de librairie. On pense à la noirceur braiseuse d’un Les Furtifs d’Alain Damasio ou à la rage sourde qu’on croise chez N.K. Jemisin. Ouest Hurlant 2025 dialogue avec ces tendances sans les singer : il propose un espace où ces œuvres peuvent être débattues, prolongées, confrontées aux expériences de lecteurs et d’autrices venues d’horizons différents.

Pour ancrer cette ambition, le festival assume une animation locale très forte. Dans les couloirs de La Paillette, on croise déjà les bénévoles des médiathèques rennaises, des clubs de JDR qui préparent des scénarios inspirés du feu, des libraires indépendants qui construisent des sélections « flammèches » pour accompagner la participation publique. Rennes n’est pas seulement un décor : la ville devient le foyer d’un brasier créatif où se croisent auteurs, autrices, traducteurs, illustrateurs, booktubeurs et simples lecteurs passionnés.

Cette édition s’inscrit aussi dans une trajectoire : Ouest Hurlant s’est fait un nom en quelques années à peine, en misant sur un format concentré – deux jours très denses – mais pensé comme un rituel. Une célébration annuelle où l’on revient pour retrouver des visages familiers, comme on retourne à ses campagnes de D&D. Ce n’est pas un mastodonte anonyme, c’est un festival à taille humaine qui peut se permettre des choix éditoriaux tranchés, quitte à surprendre. En 2025, ce pari se cristallise dans cette image du feu : on y lit autant l’urgence que la promesse d’un après.

La force de ce choix thématique est de parler à plusieurs sensibilités à la fois. Aux amateurs de grimdark, il évoque les batailles enflammées, les sièges et les révoltes. Aux lectrices de romantasy, il fait écho aux passions brûlantes, aux liens qui se forgent dans l’épreuve. Aux passionnés de SF, il rappelle les mégapoles en flammes, les insurrections contre les IA totalitaires ou les corporatocraties. Le même mot, « flammes », résonne différemment selon les univers, et c’est précisément ce jeu de résonances que le festival met en avant.

Ce premier constat ouvre sur un deuxième enjeu : quel visage donner à ce feu, qui en seront les gardiennes symboliques, les voix qui porteront ce thème pendant deux jours ? La réponse tient en deux noms : ceux des marraines d’honneur 2025.

Les marraines d’honneur 2025 : Laura Nsafou et Audrey Pleynet en lumière

Pour cette édition, Ouest Hurlant 2025 confie son flambeau symbolique à deux créatrices aux voix très différentes mais complémentaires : Laura Nsafou et Audrey Pleynet. Les marraines d’honneur ne sont pas là pour décorer un programme artistique déjà ficelé. Elles structurent les discussions, incarnent le thème et deviennent des repères pour un public qui cherche des œuvres capables de changer le regard.

Laura Nsafou est d’abord connue pour l’album jeunesse Comme un million de papillons noirs, devenu un classique dans les écoles et les médiathèques. Le livre raconte l’histoire d’une petite fille noire qui apprend à aimer ses cheveux crépus, à la croisée de la douceur et de la revendication. Ce n’est pas un hasard si le festival a choisi une autrice qui travaille aussi bien pour la jeunesse que pour l’imaginaire adulte : son écriture circule entre les âges, comme le feu qui passe d’une torche à l’autre.

Son autre grande œuvre, la trilogie Nos jours brûlés, place littéralement le feu au cœur de son imaginaire. Une Afrique post-apocalyptique, une quête à travers un monde marqué par la disparition du soleil, une héroïne qui tente de comprendre ce qui a été brisé. Dès les premières pages, le lecteur sent ce mélange rare entre politique, onirisme et tendresse. C’est exactement ce type de récit que le festival veut mettre en avant : des mondes où la catastrophe n’empêche pas la solidarité, où l’utopie n’est jamais naïve.

Face à elle, Audrey Pleynet apporte une autre forme de brûlure, plus froide en apparence : celle de la science-fiction courte. Sa novella Rossignol, saluée dans les cercles de l’imaginaire, propose une SF fine, presque chirurgicale, où chaque mot compte. Là où certains textes de space opera empilent vaisseaux et explosions, Pleynet préfère le scalpel à la hache. Ses histoires questionnent l’humain, les technologies, les systèmes, sans sacrifier l’émotion. Le feu, chez elle, est souvent intérieur : ce sont les fissures, les déchirures, les prises de conscience.

Le duo Nsafou–Pleynet fonctionne comme un bon binôme de rôlistes : l’une tire vers la fantasy afrofuturiste, l’autre vers une SF plus conceptuelle. Ensemble, elles couvrent une large palette de sensibilités, de la lecture adolescente jusqu’aux textes plus exigeants. Les invités spéciaux de cette trempe donnent tout de suite la couleur d’un festival : on sait que les discussions ne resteront pas en surface, que les questions sociales, raciales, climatiques ou intimes ne seront pas esquivées.

Le rôle de marraines, dans un festival, dépasse la simple présence en ouverture. Il implique des rencontres avec le public, des dialogues avec d’autres auteurs, des interventions dans des ateliers ou des masterclasses. On peut imaginer Laura Nsafou évoquant la construction de personnages noirs en fantasy devant des classes de lycéens, ou Audrey Pleynet décortiquant la mécanique d’une novella de SF devant des jeunes auteurs qui rêvent de collections spécialisées. C’est là que la magie opère : quand la posture d’invités spéciaux se transforme en accompagnement concret.

Ce choix est aussi politique : donner ce statut de marraines d’honneur à des autrices qui travaillent sur les marges, les identités, les corps minorés, ce n’est pas neutre. Dans un paysage de l’imaginaire encore très marqué par des canons masculins et occidentaux, Ouest Hurlant 2025 affirme ainsi son engagement. Il ne s’agit pas simplement de cocher la case diversité, mais de placer ces voix au centre du village, au cœur des conversations de couloir comme des grandes salles de conférences.

Autour de ces deux figures, le festival bâtit une constellation : traducteurs, illustratrices, éditeurs de petites maisons indépendantes, tous prêts à dialoguer avec les thématiques qu’elles portent. On peut s’attendre à ce que leurs bibliographies irriguent le reste du programme artistique, des clubs de lecture improvisés aux séances de dédicaces. L’identité d’Ouest Hurlant 2025 se dessine déjà dans ces choix : un festival qui préfère les braises longues aux feux de paille.

« À travers les flammes » : un thème événement entre révolte, passion et foyer

Le cœur conceptuel du festival tient dans une phrase : traverser les flammes, plutôt que les redouter ou les fuir. Les organisateurs l’expliquent en trois grands feux distincts, qui se répondent. D’abord, le feu de la révolte – cette énergie qui naît face à l’injustice, qu’on retrouve dans les soulèvements de dystopies comme La Servante écarlate ou dans les complots d’une cité à la Mistborn. Ensuite, le feu de la passion créatrice – celui qui tient les auteurs éveillés la nuit, qui fait recommencer dix fois une scène pour qu’elle sonne juste. Enfin, le feu du foyer – l’endroit où l’on se retrouve, où la communauté se serre les coudes pour reconstruire après l’incendie.

Ouest Hurlant 2025 formule clairement cette intention dans sa communication : célébrer un feu multiple, qui ne se limite ni à la destruction ni à la menace. À l’heure où les incendies réels saturent l’actualité, où les mégafeux deviennent des marqueurs du dérèglement climatique, le festival choisit de traiter ce symbole avec nuance. Le feu peut ravager, mais il permet aussi de renaitre – comme ces forêts qui repoussent sur des sols nourris par la cendre. L’imaginaire devient alors un outil de résilience : un laboratoire où l’on peut tester des futurs, explorer d’autres façons de faire communauté.

Dans les salles de La Paillette, ce thème se traduira par des rencontres autour des révoltes en fantasy, des tables rondes sur les fictions de catastrophe, et sans doute des discussions sur la manière dont les littératures de l’imaginaire digèrent nos peurs contemporaines. On pense à des titres comme La Cinquième Saison de N.K. Jemisin, où la Terre elle-même devient un personnage en colère, ou à des cycles plus intimistes où le feu est celui des relations toxiques, des secrets qui finissent par tout brûler. L’idée n’est jamais de coller des flammes sur les affiches, mais de comprendre ce que ce motif raconte de notre époque.

Ce thème offre aussi un terrain de jeu immense pour les illustrateurs et illustratrices invitées. Les couvertures flamboyantes, les sérigraphies rouges et or, les affiches où des silhouettes avancent à travers des braises deviennent autant de portes d’entrée visuelles. Le public, même celui qui vient d’abord pour voir des amis ou participer à un jeu de rôle, sentira cette cohérence : le feu comme fil rouge, visible à la fois dans les décors, les mots et les discussions.

La dimension communautaire n’est pas oubliée. Le texte de présentation du festival insiste sur la « chaleur d’une famille solidaire » qui se rassemble autour du foyer. Sur place, cela se traduit par des espaces de discussion conviviaux, des moments où les lecteurs peuvent partager leurs découvertes ou leurs coups de cœur sans filtre. C’est un aspect parfois négligé par les grands salons : ici, la participation publique n’est pas une option, c’est un moteur. Des clubs de lecture éphémères, des ateliers d’écriture, des sessions de JDR ouvertes permettront à chacun d’apporter sa bûche au feu collectif.

Cette attention au foyer, à la douceur, vient équilibrer la part plus sombre du thème. On ne parle pas seulement d’émeutes et de dystopies, mais aussi de reconstruction. Comment l’imaginaire peut-il aider à rebâtir sur des bases plus saines ? Comment les communautés de fans inventent-elles déjà des modèles de solidarité, que ce soit dans les réseaux d’entraide autour des librairies indépendantes ou dans les collectifs d’auteurs autopubliés ? Ces questions traverseront les échanges, dans un esprit qui rappelle certaines discussions des Utopiales, mais avec ce supplément de chaleur propre aux festivals plus intimistes.

Pour celles et ceux qui hésitent encore à franchir le pas, la promesse est claire : ressortir de ces deux jours avec de nouveaux livres, bien sûr, mais aussi avec l’impression d’avoir partagé un feu de camp mental. On aura peut-être discuté tard d’un personnage qui refuse de se sacrifier pour le bien commun, ou d’une héroïne qui préfère mettre le feu aux règles. L’essentiel, au fond, est de sentir que les flammes ne servent pas seulement à brûler, mais à éclairer ce que nous voulons protéger.

Cette première immersion dans le thème montre à quel point le feu sert ici d’outil critique et poétique tout à la fois, et prépare le terrain pour explorer plus concrètement l’architecture du festival et son inscription dans la ville de Rennes.

Un programme artistique foisonnant et une animation locale engagée

Un bon festival culturel ne se juge pas qu’à son affiche : il se mesure à la richesse de son programme artistique. Ouest Hurlant 2025 le sait et joue la carte de la densité assumée. Sur deux jours, La Paillette devient une ruche : salles de conférences, espaces de dédicaces, zones de jeu, coins cosy pour écouter une lecture musicale ou feuilleter une BD indépendante. L’idée n’est pas d’aligner frénétiquement des événements, mais de créer des circulations : passer d’une table ronde sur la révolte en fantasy à un atelier d’écriture sur les scènes d’incendie, puis à une partie de JDR dans un monde post-apo.

L’animation locale joue ici un rôle clé. Les librairies rennaises, les médiathèques, les associations de jeu de rôle et de jeu de société sont associées à la construction du programme. On imagine très bien un scénario de JDR spécialement écrit autour du thème « À travers les flammes », testé en avant-première dans une boutique spécialisée puis proposé en session découverte durant le festival. De même, les clubs de lecture des bibliothèques peuvent préparer des sélections, des lectures publiques, voire des podcasts live sur place.

Pour mieux visualiser cette dynamique, voici un tableau fictif qui illustre la diversité de ce que pourrait proposer Ouest Hurlant 2025 :

Type d’événement Exemple lié aux flammes Public ciblé
Table ronde « Révoltes et insurrections en fantasy contemporaine » Lecteurs confirmés, auteurs en herbe
Atelier d’écriture « Écrire une scène d’incendie sans clichés » Aspirants auteurs, lycéens
Session JDR « Campagne one-shot : traverser une ville en flammes » Rôlistes débutants et confirmés
Rencontre jeunesse « Contes au coin du feu avec album illustré » Enfants, familles
Lecture musicale Textes de SF accompagnés de nappes électroniques Curieux, amateurs de cross-over arts/musique

Ce type de mosaïque permet à chacun de composer son propre festival. Les passionnés de romans pourront enchaîner conférences et rencontres d’auteurs. Les joueurs préféreront peut-être naviguer entre stands de JDR, parties improvisées et discussions sur le game design des univers en flammes. Les familles auront des créneaux adaptés, avec des interventions de Laura Nsafou sur l’album jeunesse ou des séances de contes au coin d’un « faux » brasero lumineux.

La participation publique n’est pas qu’un slogan. Ouest Hurlant 2025 encourage les formats interactifs : micro-ouvert lors de certaines rencontres, questions-réponses prolongées, lectures partagées où le public interprète des dialogues, feedback en direct sur des textes en cours. L’imaginaire n’est pas figé dans des livres fermés ; il circule, se transforme, rebondit d’un lecteur à l’autre. C’est aussi ce qui distingue ce type de célébration annuelle de salons plus institutionnels.

La présence d’invités spéciaux comme les marraines d’honneur n’empêche pas le festival de valoriser les créateurs locaux : auteurs autoédités de la région, illustrateurs rennais, collectifs de fanzines, podcasteurs qui dissèquent la dernière série de SF à la mode. Cette mise en avant des scènes émergentes participe pleinement de l’animation locale. On ne vient pas seulement pour voir des têtes d’affiche ; on vient aussi pour découvrir la prochaine plume qui fera parler d’elle dans quelques années.

Sur le plan logistique, les organisateurs événementiels misent sur la fluidité : circulation claire entre les espaces, signalétique forte autour du thème (pictogrammes de flammes stylisées pour indiquer les salles), coordination avec les transports en commun et les commerces de proximité. Les cafés et restaurants du quartier peuvent d’ailleurs se mettre au diapason, en proposant des « menus braisés » ou des cocktails thématiques – ce genre de détails qui renforce le sentiment que toute la ville se met au rythme du festival.

Au bout du compte, ce programme artistique ne vaut que par ce qu’il laisse au public. Ouest Hurlant 2025 semble parier sur une expérience qui dépasse la simple chasse aux dédicaces : une immersion dans une communauté active, qui lit, joue, débat et crée ensemble. Le feu, ici, n’est pas seulement dans les histoires racontées, mais dans les regards qui s’allument quand on partage une passion commune.

Une célébration annuelle ancrée à Rennes : participation publique et communauté

Ouest Hurlant n’est pas un événement décroché de son territoire. Cette célébration annuelle s’est construite en dialogue constant avec Rennes, sa vie culturelle, ses étudiants, ses librairies, ses lieux alternatifs. La Paillette, qui accueille l’édition 2025, n’est pas une simple coquille vide : c’est un lieu de création, habitué aux formes hybrides, aux spectacles qui mélangent théâtre, musique et arts visuels. Parfait terrain de jeu pour un festival de l’imaginaire.

La participation publique commence bien avant les 19 et 20 avril. Dès l’hiver, des ateliers sont organisés dans les médiathèques, des clubs de lecture thématiques se montent autour du feu – au sens propre ou figuré. On peut imaginer une soirée « romans incendiaires » dans une librairie rennaise, où l’on discuterait de titres comme La Ville peu de temps après de Pat Murphy ou de certaines nouvelles de Ken Liu. Ces rendez-vous préalables créent une attente, mais surtout un vocabulaire commun : le public arrive au festival déjà chauffé à blanc.

Les organisateurs événementiels savent que cette appropriation par les habitants est cruciale. Un festival ne vit pas seulement des personnes qui font le trajet depuis d’autres villes ; il se nourrit des Rennais qui passent « juste pour voir » et repartent avec un manga de fantasy urbaine ou un fanzine. D’où un soin particulier apporté à la médiation : programmes accessibles, présentations claires des auteurs, classification par niveaux (découverte, confirmé, expert) pour que chacun trouve son chemin sans se sentir perdu dans un jargon réservé aux initiés.

Ce souci d’ouverture n’empêche pas un niveau d’exigence élevé. Les discussions peuvent aller loin, qu’il s’agisse de débattre de la représentation des minorités dans la SFFF francophone ou de comparer les systèmes de magie de Brandon Sanderson à ceux de Robin Hobb. Mais la manière d’y entrer reste accueillante. C’est un équilibre rare, que l’on retrouve dans certains grands événements comme les Imaginales ou les Utopiales, et qu’Ouest Hurlant 2025 décline à son échelle.

Pour les habitués des conventions, le festival devient rapidement un rendez-vous marqué au calendrier. On y retrouve les mêmes visages que l’année précédente, on prend des nouvelles des projets en cours, on commente les annonces de futures parutions. Ce tissage de liens est une forme de « foyer » au sens du thème : un endroit où l’on revient pour se ressourcer, pour vérifier que la communauté est toujours là, malgré les tempêtes éditoriales ou les polémiques des réseaux sociaux.

La jeunesse rennaise occupe une place centrale dans cette dynamique. Lycées, université, écoles d’art : autant de viviers de futurs lecteurs, auteurs, illustrateurs, game designers. Ouest Hurlant 2025 les vise explicitement, en proposant des créneaux adaptés, des rencontres avec des professionnels accessibles, des ateliers pratiques. Voir une autrice comme Laura Nsafou parler de son parcours afroféministe devant une classe peut laisser des traces profondes, bien au-delà du week-end.

À l’heure où l’imaginaire irrigue massivement les séries, les jeux vidéo et le cinéma, ce type de festival rappelle aussi que le livre reste un foyer central. Les stands d’éditeurs indépendants, les piles de romans de SF francophone, les mangas de fantasy, les essais sur le worldbuilding coexistent avec des discussions enflammées sur la dernière saison d’une série ou sur un jeu comme Baldur’s Gate 3. La frontière entre livres et écrans se fait poreuse, mais le cœur battant reste cette alliance de papier et d’encre.

Cet ancrage territorial, cette façon de faire vibrer toute une ville autour de l’imaginaire, prépare le terrain pour l’avenir. Si Ouest Hurlant 2025 réussit son pari, Rennes pourra s’affirmer encore davantage comme un repère pour les amateurs de SFFF en francophonie, au même titre que certaines autres villes qui ont misé sur ces genres pour structurer leur scène culturelle.

Cette énergie collective, cette volonté de faire des habitants de véritables acteurs de l’événement, explique aussi pourquoi la question des infos pratiques, des dates et du lieu, devient plus qu’un simple détail logistique : c’est la porte d’entrée concrète vers le foyer enflammé que promet le festival.

Infos pratiques et repères essentiels pour Ouest Hurlant 2025

Pour transformer l’envie en présence réelle, quelques repères sont indispensables. Ouest Hurlant 2025 se tiendra les 19 et 20 avril, à La Paillette, à Rennes. Deux jours intenses, concentrés, qui demandent presque une stratégie de joueur de JDR pour optimiser sa feuille de route : quels auteurs voir, quelles tables rondes suivre, combien de temps laisser pour flâner parmi les stands et se laisser surprendre ?

La Paillette est facilement accessible en transports en commun depuis le centre-ville, ce qui facilite la participation publique. Pour celles et ceux qui viennent de plus loin, prévoir un hébergement à proximité permet de profiter pleinement des soirées, des discussions qui débordent des salles pour se poursuivre au bar du coin. C’est souvent là que se nouent les rencontres impromptues, que l’on découvre qu’on partage une obsession commune pour un cycle de fantasy un peu obscur.

Les organisateurs événementiels recommandent généralement de consulter le programme en amont pour repérer les moments forts – interventions des marraines d’honneur, grandes tables rondes thématiques, séances de dédicaces très attendues. Un bon réflexe consiste à se construire une petite liste de priorités, tout en gardant des créneaux libres pour les découvertes spontanées. Un festival de ce type réserve toujours des surprises : un éditeur dont on n’avait jamais entendu parler, un fanzine qui devient un coup de cœur, une discussion avec un illustrateur qui change la manière de regarder certaines couvertures.

Pour résumer les éléments clés à garder en tête, quelques points pratiques méritent d’être notés :

  • Lieu : La Paillette, Rennes – un espace culturel accessible et convivial.
  • Dates : 19 et 20 avril 2025 – un week-end entièrement dédié aux mondes imaginaires.
  • Thème événement : « À travers les flammes » – révolte, passion, foyer et reconstruction.
  • Marraines d’honneur : Laura Nsafou et Audrey Pleynet – deux voix majeures de la SFFF francophone.
  • Public visé : curieux, lecteurs aguerris, rôlistes, créateurs, familles.

Anticiper son budget fait également partie du jeu. Entre les livres que l’on veut absolument se faire dédicacer, ceux que l’on découvrira sur place et les éventuels goodies, mieux vaut prévoir une enveloppe confortable. Les stands de maisons indépendantes offrent souvent des trésors qu’on ne trouve pas facilement ailleurs. Soutenir ces éditeurs, c’est aussi nourrir le feu créatif qui fait vivre toute la scène.

Enfin, un détail qui compte : venir avec de quoi prendre des notes, sous une forme ou une autre. Les idées fusent pendant les rencontres, les ateliers, même durant les pauses café. Qu’il s’agisse de noter un titre recommandé par un auteur, une phrase entendue dans une table ronde ou une idée de personnage pour une future campagne de JDR, ces fragments alimenteront encore longtemps le brasier allumé par Ouest Hurlant 2025.

Entre ces repères concrets et l’ambition artistique et politique du festival, tout est en place pour que cette édition « À travers les flammes » marque durablement les esprits des amateurs d’imaginaire, qu’ils viennent de Rennes ou d’au-delà.

Quelles sont les dates et le lieu d’Ouest Hurlant 2025 ?

Le festival Ouest Hurlant 2025 se tiendra les 19 et 20 avril à La Paillette, un lieu culturel situé à Rennes. L’événement se déroule sur tout le week-end, avec un programme continu mêlant rencontres, dédicaces, ateliers et animations.

Qui sont les marraines d’honneur de l’édition 2025 ?

Les marraines d’honneur d’Ouest Hurlant 2025 sont l’autrice et blogueuse afroféministe Laura Nsafou, connue pour l’album Comme un million de papillons noirs et la trilogie Nos jours brûlés, et l’autrice de science-fiction Audrey Pleynet, remarquée pour sa novella Rossignol.

Quel est le thème événement de cette édition ?

Le thème événement 2025 est « À travers les flammes ». Il explore trois dimensions du feu : la révolte face aux injustices, la passion qui anime les créateurs et la chaleur du foyer, symbole de communauté et de reconstruction. Tout le programme artistique est pensé en résonance avec ce motif.

Le festival s’adresse-t-il uniquement aux lecteurs experts de SFFF ?

Non. Si Ouest Hurlant 2025 propose des contenus pointus pour les passionnés, il reste ouvert aux curieux, aux familles et aux néophytes. Le programme est conçu pour offrir des portes d’entrée accessibles (rencontres jeunesse, découvertes, JDR d’initiation) autant que des discussions approfondies pour un public plus expert.

Comment participer activement au festival ?

La participation publique est encouragée : vous pouvez assister aux tables rondes en posant des questions, vous inscrire à des ateliers d’écriture ou de JDR, échanger avec les auteurs sur les stands, et prendre part aux animations organisées par les librairies et médiathèques rennaises associées au festival.