En bref
- Les Halliennales 2024 reviennent le samedi 5 octobre au complexe Pierre-de-Coubertin à Hallennes-lez-Haubourdin, de 10 h à 18 h, pour une nouvelle édition centrée sur les littératures de l’imaginaire.
- Le festival accueille plus de 80 auteurs et illustrateurs nordistes, nationaux et européens, pour un véritable rendez-vous culturel dédié à la fantasy, la SF, le fantastique et l’horreur.
- Au programme : séances de dédicaces, tables rondes, animations, spectacles, expositions, rencontres scolaires et remise du prix littéraire des Halliennales.
- Parmi les invités phares : Margot Dessenne (série Absolu), Alain T. Puysségur (Codex Le Sorceleur, Minecraft, Cthulhu), Siècle Vaëlban (Plein-ciel) et Marie Valente (Le Secret du Roi).
- Les Halliennales s’inscrivent dans un réseau d’événements imaginaires français, aux côtés de rendez-vous comme le festival Oniriques dédié aux rêves ou les conventions lyonnaises et nantaises.
Les Halliennales 2024 : un festival de l’imaginaire en pleine effervescence
À l’entrée du complexe Pierre-de-Coubertin, l’odeur des livres fraîchement sortis du carton se mélange à celle des gaufres encore tièdes et du café brûlant. Les capes virevoltent, les oreilles d’elfes dépassent des bonnets, les sacs débordent de romans déjà cornerisés. C’est là que bat le cœur des Halliennales : dans cette effervescence très concrète où la file pour une dédicace croise un groupe d’ados en cosplay de sorceleurs.
Depuis 2012, ce festival des littératures de l’imaginaire s’est imposé dans le Nord comme un rendez-vous culturel majeur. Alors que d’autres salons se diluent entre polar, feel good et BD généraliste, celui-ci assume pleinement son amour pour la fantasy, la science-fiction, le fantastique et l’horreur. L’affiche 2024 promet plus de quatre-vingts invités, venus des Hauts-de-France, de toute la France et même d’Europe, tous réunis le samedi 5 octobre à Hallennes-lez-Haubourdin.
La journée se déroule dans un tempo précis : ouverture des portes à 10 h, séances de dédicaces en continu, discours d’inauguration vers la fin de matinée, remise du prix littéraire des Halliennales, puis conférences thématiques l’après-midi. Il ne s’agit pas d’un simple alignement de tables, mais d’un véritable événement pensé comme une fête de la culture imaginaire, avec des spectacles, de l’animation, des ateliers et un public qui vient parfois de plusieurs centaines de kilomètres.
Les organisateurs ont toujours cultivé une identité forte : chaque édition se teinte d’un thème (héroïnes, fiesta, dystopies, etc.), et l’on sent une volonté d’ouvrir le champ des possibles sans perdre de vue la dimension populaire. On est plus proche d’une convention où l’on discute systèmes de magie et intrigues politiques que d’un salon compassé où l’on chuchote. L’ambiance rappelle, à une autre échelle, ce qui se joue à des rendez-vous comme les Imaginales, tout en gardant une chaleur très locale.
Cette dynamique s’ancre aussi dans une cartographie plus large des festivals de l’imaginaire. Quand on regarde la place prise par des manifestations comme Ouest Hurlant et ses thèmes portés par des marraines engagées, ou les expériences immersives proposées par certains musées autour des mondes rêvés, on voit à quel point Les Halliennales participent à un mouvement de fond. Lire de l’imaginaire n’est plus un loisir de niche ; c’est une porte d’entrée vers des questionnements très concrets sur notre monde.
Ce premier regard sur le festival pose un décor : un lieu où les lecteurs viennent chercher bien plus qu’une signature sur la page de garde, un terrain de jeu où le livre croise le spectacle vivant, le jeu de rôle, la BD et le jeu vidéo. C’est cette circulation permanente entre les médiums qui donne à la journée sa couleur si particulière.

Programme des Halliennales 2024 : dédicaces, conférences et animations
Pour mesurer l’ampleur de cette journée, il suffit de dérouler le programme type d’une édition des Halliennales. L’horaire officiel annonce une ouverture à 10 h, mais les plus impatients se massent souvent devant le complexe Pierre-de-Coubertin dès 9 h 30, sac sur le dos et piles de romans sous le bras. Les portes franchies, chacun doit trancher entre filer vers ses auteurs favoris ou repérer les espaces d’animation qui rythmeront ce festival.
Les dédicaces constituent le fil rouge. Tout au long de la journée, les auteurs et illustrateurs reçoivent les lecteurs, échangent sur les univers, les personnages, parfois même sur la difficulté à attendre trois ans entre deux tomes. On croise des signatures confidentielles comme de véritables rock stars de la SFFF française. L’alternance entre files compactes et rencontres intimistes fait partie du charme : la même salle abrite les grandes locomotives éditoriales et les pépites publiées chez des structures plus discrètes.
À côté des tables, les conférences offrent un contrepoint plus analytique. L’une des têtes d’affiche de 2024 met par exemple en lumière la figure du héros dans les littératures de l’imaginaire, de la fantasy épique aux uchronies. Comment Aragorn, Geralt de Riv ou des protagonistes plus noirs à la Joe Abercrombie redéfinissent-ils notre rapport au courage, au pouvoir, à la fragilité ? Ce type de rencontre attire autant les lecteurs passionnés que les enseignants et bibliothécaires en quête de ressources pour leurs publics.
Les organisateurs ont l’habitude de proposer un tableau d’ensemble très lisible. Voici un exemple de structure horaire, tel qu’on peut l’attendre autour de cette édition 2024 :
| Horaire | Moment fort | Détails |
|---|---|---|
| 10 h 00 | Ouverture des portes | Lancement des dédicaces, premiers stands accessibles, accueil du public |
| 11 h 30 | Discours d’inauguration | Mot d’ouverture officiel et remise du prix des Halliennales |
| 14 h 30 | Conférence thématique | Table ronde sur les héros de la fantasy, de la SF et de l’uchronie |
| Toute la journée | Animations et spectacles | Ateliers, cosplay, démonstrations ludiques, expositions, rencontres scolaires |
| 18 h 00 | Fermeture | Fin officielle du rendez-vous culturel, derniers achats et au revoir |
Les animations constituent l’autre pilier de l’événement. Selon les années, on y trouve des initiations au jeu de rôle, des lectures théâtralisées, des démonstrations de combat à l’épée mousse, parfois même des performances musicales inspirées de bandes originales de films et de jeux vidéo. Les plus jeunes ne sont pas oubliés, avec des coins jeunesse, des contes, voire des ateliers de dessin pour créer son propre dragon ou sa carte de royaume imaginaire.
Pour un lecteur type, une journée aux Halliennales peut ressembler à une quête bien balisée :
- Repérer ses auteurs favoris dès l’ouverture, pour éviter les plus grosses files en fin de matinée.
- Assister au discours et à la remise du prix, afin de découvrir une œuvre qui fera probablement parler d’elle dans la communauté de l’imaginaire.
- Se réserver un créneau pour au moins une grande conférence, histoire de nourrir sa réflexion autant que sa PAL.
- Prendre le temps d’arpenter les stands éditeurs et associatifs, souvent riches en découvertes inattendues.
- Clore la journée par un dernier tour, à la recherche de ce roman qu’on a hésité à acheter à 11 h et qui nous hante déjà.
Ce maillage très dense rappelle ce que l’on observe dans d’autres rendez-vous, que ce soit un salon centré sur les rêves et les utopies comme les initiatives autour de l’éveil de l’imaginaire, ou des manifestations plus scientifiques qui dissèquent les liens entre SF et prospective. Ici, le but est clair : offrir à chaque visiteur une journée qui ressemble à une campagne de jeu de rôle bien menée, où chaque salle cache sa propre rencontre.
Cette orchestration minutieuse du temps permet au festival d’embrasser plusieurs publics à la fois, tout en gardant sa cohérence et sa saveur très imaginaire.
Auteurs, illustrateurs et éditeurs : un rendez-vous culturel au cœur de l’imaginaire
Au centre de la salle principale, les tables des auteurs forment comme une constellation de mondes parallèles. Chaque nappe dissimule un univers différent, chaque pile de romans promet une nouvelle porte d’entrée. C’est là que se révèle la nature profondément littéraire des Halliennales : un rendez-vous culturel où l’on vient avant tout pour la rencontre entre lecteurs, créateurs et médiateurs du livre.
Parmi les invités annoncés, certains noms donnent immédiatement la mesure de l’événement. Margot Dessenne, portée par sa série Absolu, attire un lectorat jeune adulte passionné de fantasy émotionnelle et de mondes intérieurs tourmentés. Ses romans, qui jouent souvent avec les frontières entre réalités parallèles et traumatismes bien ancrés, nourrissent des échanges intenses en dédicace, où les lecteurs viennent parfois confier ce que ces histoires ont réveillé.
À quelques mètres, Alain T. Puysségur incarne une autre facette de la culture imaginaire. Son travail sur le Codex Le Sorceleur, les livres Le Sorceleur – Le Continent et Manuel du Sorceleur, ainsi que ses incursions dans les univers de Minecraft et du mythe de Cthulhu, illustrent la porosité entre littérature, jeu vidéo et jeu de rôle. Discuter avec lui, c’est souvent parler autant de lore que de narration, de mécaniques ludiques que d’archétypes mythologiques.
Siècle Vaëlban, avec Plein-ciel, amène une couleur différente, mêlant souvent SF sensible et questionnements intimes, tandis que Marie Valente propose avec Le Secret du Roi et Le Secret du Jeune Prétendant une relecture romanesque de l’histoire et de la politique, lorgnant parfois du côté de l’uchronie. Dans ce microcosme, les lecteurs passent sans effort de la grimdark la plus rugueuse à une romantasy assumée, puis à une aventure pour la jeunesse.
Les éditeurs, eux, veillent sur leurs étals comme des maîtres de guilde. Grandes maisons et structures indépendantes cohabitent, offrant un panorama très large de ce qui se publie aujourd’hui en imaginaire francophone. Ceux qui suivent de près les catalogues repéreront des projets cousins de ceux d’éditeurs comme Argyll, dont le travail sur de nouvelles voix de la fantasy et de la SF a été analysé dans des dossiers récents sur les choix éditoriaux de jeunes maisons. Ce croisement entre acteurs établis et nouveaux venus donne une image fidèle d’un secteur en mutation.
Les illustrateurs jouent un rôle clé dans cette alchimie. Leurs couvertures accrochent l’œil à distance, leurs prints décorent les sacs et les murs des chambres une fois le festival terminé. Une simple discussion au détour d’un stand peut transformer la lecture d’un roman : comprendre pourquoi tel dragon a ces écailles-là, pourquoi tel vaisseau adopte une silhouette particulière, c’est entrer dans la fabrique même des mondes imaginaires.
Pour un visiteur, traverser cette salle, c’est accepter de se laisser surprendre. On vient parfois pour un seul auteur, et l’on repart avec trois découvertes, un fanzine et une BD auto-éditée. La force des Halliennales réside précisément dans cette capacité à faire coexister les vedettes et les voix émergentes, dans une même lumière.
Ce cœur littéraire donne au festival sa densité : on ne traverse pas les allées par curiosité vague, on y chemine comme on feuillette une bibliothèque vivante.
Un événement ancré dans la culture locale et la communauté imaginaire
Au-delà des livres et des signatures, Les Halliennales sont devenues, au fil des années, un repère pour toute une région. Hallennes-lez-Haubourdin, commune de la métropole lilloise, se transforme le temps d’un samedi en carrefour de la culture imaginaire. Les rues voisines du complexe Pierre-de-Coubertin voient débarquer des voitures chargées de caisses de romans, des bus où s’entassent des collégiens en gilets fluorescents, des covoitureurs qui terminent de débattre de la fin du dernier tome lu.
Les rencontres avec les scolaires offrent un exemple particulièrement parlant. En amont du festival, des auteurs interviennent dans les collèges et lycées de l’agglomération. Ils y parlent de leur métier, de leurs inspirations, de la façon dont un simple « et si… » se transforme en trilogie. Pour des élèves qui n’ouvrent parfois jamais un roman en dehors des lectures obligatoires, entendre un auteur de SF contemporaine expliquer comment une idée circule de la page à l’écran peut déclencher un déclic. Ce travail de terrain relie le rendez-vous culturel à une mission plus large : nourrir l’imaginaire dès l’école.
Les Halliennales s’inscrivent aussi dans une cartographie nationale, aux côtés d’autres événements qui irriguent la scène SFFF. Les amateurs croisent les trajectoires : un week-end à Épinal pour les Imaginales, un passage par Lyon pour un salon plus ludique, une escapade dans le monde du jeu vidéo narratif comme celui analysé dans le dossier sur Expedition 33 et ses influences. Chacun de ces temps forts nourrit une même communauté, où l’on reconnaît les visages d’un salon à l’autre.
Localement, la journée devient un petit spectacle urbain. Les commerçants habitués anticipent l’afflux : boulangeries prises d’assaut à midi, cafés transformés en salles de débriefs improvisés, parkings saturés de voitures dont les tableaux de bord sont couverts de marque-pages. La mairie et les associations culturelles s’appuient sur cette dynamique pour mettre en avant d’autres initiatives, expositions, ateliers d’écriture, clubs de lecture.
Cette dimension communautaire s’exprime aussi dans les réseaux : groupes Facebook de fans, discords de rôlistes, club de lecture en ligne qui se donne rendez-vous « en vrai » au pied d’un stand. Les Halliennales deviennent un point d’ancrage dans l’année, le moment où l’on met enfin un visage sur ce pseudo croisé des dizaines de fois dans des fils de discussion passionnés sur la high fantasy ou la dark fantasy.
Il ne faut pas oublier, enfin, que cette journée s’adresse aussi à ceux qui découvrent tout juste les littératures de l’imaginaire. Pour un parent qui accompagne son enfant fan de dragons, pour un curieux intrigué par une affiche colorée, c’est l’occasion de voir combien ces genres qu’on dit parfois « de niche » rayonnent en réalité comme un véritable moteur de culture populaire. On sort souvent du complexe avec la sensation d’avoir assisté à une démonstration de force : la preuve par A + B que la fantasy et la SF sont au cœur des conversations d’aujourd’hui.
Cet ancrage local et communautaire fait des Halliennales un maillage essentiel dans le paysage francophone : un lieu où l’imaginaire sort des rayons spécialisés pour envahir, l’espace d’un jour, toute une ville.
Préparer sa visite aux Halliennales : conseils pratiques et pistes de découverte
Une journée aussi dense que celle des Halliennales se savoure mieux avec un minimum de préparation. Le festival se tient de 10 h à 18 h au complexe sportif Pierre de Coubertin, rue Georges-Pompidou à Hallennes-lez-Haubourdin. Entre les files de dédicaces, les conférences, les animations et ce fameux moment où l’on se rend compte qu’on a oublié de manger, l’organisation devient presque un art.
Premier réflexe conseillé : consulter en amont le site officiel du festival pour repérer la liste des invités et le programme détaillé. Cela permet de cibler trois ou quatre auteurs prioritaires, de noter l’heure des tables rondes qui vous intéressent et d’identifier les stands éditeurs à ne pas rater. Un simple carnet ou une note sur smartphone peut suffire à garder le cap dans cette effervescence.
Côté logistique, quelques astuces simples changent la donne. Prévoyez un sac solide (ou deux) : entre les achats impulsifs, les marque-pages, les fanzines et les goodies, le poids grimpe vite. Un budget livres prédéfini peut éviter que la carte bleue ne finisse en boss final de la journée. L’idéal est souvent de se fixer une enveloppe principale, plus une petite marge pour « l’inattendu absolu », ce roman dont vous découvrirez l’existence en tombant sur un résumé accrocheur ou une couverture magnétique.
Pour ceux qui viennent en famille, repérer les espaces jeunesse et les animations adaptées aux plus jeunes évite bien des allers-retours. Un passage par les stands proposant ateliers de dessin, contes ou initiations au jeu de rôle simplifié peut transformer l’événement en aventure partagée. Les ados, eux, profiteront pleinement des cosplays, des rencontres avec les auteurs young adult et des échanges autour des adaptations en séries ou en jeux vidéo.
Les curieux qui souhaitent élargir leur horizon peuvent profiter du festival comme d’un laboratoire. Si vous êtes très fantasy, pourquoi ne pas choisir un roman de SF présenté comme un « Tigane des temps modernes », en écho à des analyses d’univers comme celles consacrées à l’œuvre de Guy Gavriel Kay ? À l’inverse, les lecteurs SF peuvent se laisser tenter par une romantasy bien construite, dont on parle beaucoup sur les réseaux. Cette journée condense l’offre éditoriale de plusieurs mois en un seul lieu ; c’est l’occasion rêvée de se laisser surprendre.
Enfin, garder un œil sur la remise du prix littéraire des Halliennales peut fournir un excellent point d’entrée dans la production récente. Les ouvrages récompensés ou sélectionnés bénéficient souvent d’un soin particulier dans la mise en avant, et constituent un repère utile pour ceux qui n’ont pas le temps de suivre toutes les sorties mensuelles.
Bien préparée, la visite se transforme en parcours fluide, ponctué de rencontres choisies et de coups de cœur inattendus. Le secret tient dans l’équilibre entre planification et disponibilité aux surprises.
Où et quand se tient le festival Les Halliennales 2024 ?
Les Halliennales 2024 ont lieu le samedi 5 octobre, de 10 h à 18 h, au complexe sportif Pierre de Coubertin, rue Georges-Pompidou, à Hallennes-lez-Haubourdin (59320), dans la métropole lilloise.
Le festival est-il adapté aux enfants et aux familles ?
Oui, le festival propose des animations jeunesse, des espaces adaptés, des rencontres accessibles avec des auteurs et illustrateurs, ainsi que des activités ludiques (contes, ateliers, découvertes). C’est un rendez-vous familial qui permet de partager la culture de l’imaginaire entre générations.
Faut-il préparer sa liste d’auteurs avant de venir ?
C’est vivement recommandé. La liste des invités étant très fournie, repérer en amont quelques auteurs prioritaires et les horaires des conférences permet de profiter au mieux de la journée et d’éviter de passer à côté de rencontres importantes.
Les Halliennales se limitent-elles aux romans de fantasy ?
Non. Le festival couvre l’ensemble des littératures de l’imaginaire : fantasy, science-fiction, fantastique, horreur, mais aussi BD, albums illustrés et ouvrages liés à des univers de jeux vidéo ou de jeu de rôle.
Peut-on découvrir de nouveaux éditeurs et jeunes auteurs sur place ?
Oui, c’est même l’un des grands atouts du festival. Les Halliennales rassemblent grandes maisons, éditeurs indépendants et auteurs émergents, offrant un panorama très large et de nombreuses occasions de découvrir des voix nouvelles.