Découvrez la bande-annonce de Wicked : Partie 1, le remake du Magicien d’Oz raconté du point de vue fascinant de la Méchante Sorcière de l’Ouest

Cet article a été généré par intelligence artificielle et publié sans révision humaine approfondie.

En bref

  • Wicked : Partie 1, réalisé par Jon M. Chu, revisite le Magicien d’Oz en faisant d’Elphaba, future Méchante Sorcière de l’Ouest, le cœur émotionnel du récit.
  • La bande-annonce révélée lors du Super Bowl 2024 annonçait un grand spectacle musical porté par Cynthia Erivo et Ariana Grande.
  • Le long-métrage n’est pas un remake littéral du classique de 1939 : il adapte la comédie musicale de Broadway, elle-même inspirée du roman Wicked de Gregory Maguire.
  • Sorti le 27 novembre 2024 aux États-Unis, puis le 4 décembre dans les salles françaises, ce film fantastique a replacé Oz au centre des conversations de cinéma et de fantasy populaire.
  • La première partie installe l’amitié fragile d’Elphaba et Glinda avant que les récits officiels d’Oz ne transforment leurs vies en légende.

La bande-annonce de Wicked : Partie 1 fait résonner Oz autrement

Un chapeau pointu fend le ciel, une silhouette verte avance dans des couloirs dorés, et la lumière semble déjà avoir choisi son camp. La première bande-annonce de Wicked : Partie 1 ne vend pas seulement des décors démesurés ou des envolées de comédie musicale : elle promet une fable où l’apparence précède le jugement, avec toute la cruauté que cela suppose. Oz n’y ressemble plus au pays pastel d’un souvenir télévisuel du dimanche ; il bruisse de tissus, de propagande, de tours étincelantes et de portes qui se ferment trop vite.

Dévoilées à l’occasion du Super Bowl en février 2024, ces premières images avaient une tâche délicate. Il fallait parler aux millions de spectateurs qui connaissent vaguement Dorothy, ses souliers rubis et « Somewhere Over the Rainbow », sans trahir les amateurs de la comédie musicale créée à Broadway en 2003. Jon M. Chu, déjà rompu au mouvement et au faste avec Crazy Rich Asians et In the Heights, choisit une voie très lisible : la caméra embrasse l’ampleur du royaume, mais revient sans cesse vers deux étudiantes que tout semble opposer.

Cynthia Erivo interprète Elphaba avec une intensité immédiatement perceptible. La bande-annonce s’appuie sur son regard, sa solitude, son pouvoir encore mal compris. Face à elle, Ariana Grande prête à Glinda une énergie lumineuse, presque trop impeccable, comme une vitrine de confiserie installée au milieu d’un donjon. La promesse n’est donc pas seulement celle d’un duel entre une « bonne » sorcière et une « mauvaise » : c’est la rencontre de deux jeunes femmes dont la société d’Oz a déjà décidé ce qu’elles devraient incarner.

Cette matière dramatique explique pourquoi le terme de remake mérite d’être manié avec précaution. Le film retourne bien dans le territoire inventé par L. Frank Baum, mais il ne refait pas plan par plan Le Magicien d’Oz de Victor Fleming, sorti en 1939. Il déplace la focale. Au lieu de regarder Oz depuis le Kansas et les yeux de Dorothy, il choisit celles qui vivaient là avant son arrivée. C’est une histoire alternative, une manière de demander ce que le conte omet lorsqu’il distribue les rôles de héros et de monstres avec la vitesse d’un sortilège mal lancé.

Le trailer se garde bien de raconter toute l’intrigue, et c’est heureux. Il expose surtout le terrain moral : Elphaba est jugée avant d’être entendue, tandis que les discours de pouvoir s’habillent de formules rassurantes. La présence de Jeff Goldblum dans le rôle du Magicien ajoute une pointe de trouble ; sous le sourire du grand homme d’Oz, l’autorité paraît moins paternelle que théâtrale. Michelle Yeoh, en Madame Morrible, apporte quant à elle l’élégance froide d’une institution qui sait très bien se donner des airs de bienveillance.

Le premier ressort de cette bande-annonce tient dans sa capacité à rendre les chansons nécessaires. Lorsqu’une comédie musicale fonctionne, les personnages chantent parce que la parole ordinaire ne suffit plus. Ici, les fragments de « Defying Gravity » et les échos de « Popular » ne servent pas de décoration sonore : ils suggèrent deux visions du monde, l’une qui cherche à se libérer, l’autre qui apprend à survivre dans les codes sociaux. Oz peut être brillant comme une émeraude taillée, mais ce brillant cache déjà des fissures. Voilà la véritable invitation de ces images : écouter ce que le conte classique avait laissé hors champ.

Wicked et le Magicien d’Oz : pourquoi ce n’est pas un simple remake

Le mot « remake » colle facilement à tout film qui retourne dans un monde connu, comme une étiquette posée un peu vite sur une potion inconnue. Pourtant, Wicked relève davantage de la réinterprétation que de la reproduction. Son matériau immédiat est la célèbre comédie musicale de Stephen Schwartz et Winnie Holzman, inspirée du roman Wicked: The Life and Times of the Wicked Witch of the West de Gregory Maguire, publié en 1995. Baum demeure la source lointaine, mais la trajectoire a bifurqué plusieurs fois avant d’atteindre l’écran.

Le Magicien d’Oz de 1939 appartient à la mémoire collective par sa simplicité mythique : une jeune fille venue du Kansas veut rentrer chez elle, suit une route jaune et rencontre des compagnons devenus archétypaux. La Méchante Sorcière de l’Ouest, elle, n’y est guère qu’une menace vêtue de noir, identifiable à son rire et à son obsession pour les souliers de Dorothy. C’est un personnage efficace, mais réduit au rôle de péril. Wicked : Partie 1 fait le geste inverse : la femme décrite comme monstrueuse devient une jeune femme dont il faut comprendre les blessures, les choix et la colère.

Ce changement a une conséquence essentielle : le spectateur ne reçoit plus les catégories morales comme des vérités. Le film fantastique demande qui raconte l’histoire, qui fabrique une réputation, et qui profite de la peur collective. Cette mécanique n’est pas neuve en fantasy ; les meilleurs récits savent que les chroniques royales ne disent pas forcément ce qu’ont vécu les vaincus. Mais elle prend ici une force particulière parce qu’elle s’attaque à un imaginaire si familier. Une sorcière verte, dans l’iconographie populaire, devrait être immédiatement « la méchante ». Pourquoi ? La question paraît enfantine, et c’est précisément ce qui la rend redoutable.

Élément Le Magicien d’Oz (1939) Wicked : Partie 1 (2024)
Point de vue principal Dorothy, étrangère arrivée du Kansas Elphaba et Glinda, habitantes d’Oz
Figure de la sorcière de l’Ouest Antagoniste immédiatement désignée Personnage central, incompris et politisé
Ton Conte musical familial et initiatique Comédie musicale fantastique, amitié et pouvoir
Question dramatique Comment retrouver son foyer ? Comment devient-on le monstre d’une légende ?

Le choix du format en deux films confirme que Jon M. Chu ne traite pas l’œuvre comme une capsule nostalgique. Le premier volet, arrivé en salles américaines le 27 novembre 2024 et en France le 4 décembre, prend le temps de faire exister l’école de Shiz, les tensions sociales et l’éveil politique d’Elphaba. La seconde partie, Wicked: For Good, sortie en 2025, poursuit naturellement cette construction. Découper le récit pouvait sembler risqué après tant de franchises étirées jusqu’à l’os ; ici, la structure épouse avant tout le spectacle de Broadway, dont l’entracte est lui-même un sommet émotionnel.

La nuance est importante pour les lecteurs de fantasy. Une adaptation réussie ne consiste pas à cocher les emblèmes connus comme un aventurier cochant des coffres dans un jeu vidéo ; elle doit identifier le cœur du récit qu’elle adapte. Dans Wicked, ce cœur n’est pas la route de briques jaunes. Il repose sur l’écart douloureux entre une personne et le récit que les autres fabriquent à son propos. Oz ne change pas seulement de couleur : il change de conscience.

Cette relecture n’exige d’ailleurs aucune connaissance encyclopédique des livres de Baum. Ceux qui viennent pour Ariana Grande, Cynthia Erivo ou les chansons les plus célèbres disposent de repères clairs. Ceux qui aiment décortiquer les mythes y voient une opération plus ambitieuse : reprendre un conte très balisé afin d’en révéler les angles morts. Le royaume d’émeraude devient alors un miroir, et il ne renvoie pas toujours une image flatteuse.

Elphaba, la Méchante Sorcière de l’Ouest devenue personnage central

Avant d’être une silhouette menaçante au bout d’un balai, Elphaba est une étudiante. Ce point de départ a l’air modeste, presque scolaire, mais il déplace toute la gravité du mythe. La Méchante Sorcière de l’Ouest n’apparaît pas ici comme une incarnation spontanée du mal : elle est une jeune femme que la différence expose au regard des autres. Sa peau verte attire les commentaires, les préjugés et les gestes de mise à l’écart avant même que sa magie n’entre véritablement en jeu.

Cynthia Erivo ne construit pas une héroïne lisse, et c’est l’un des grands mérites du film. Elphaba est brillante, nerveuse, parfois abrasive ; elle ne possède pas la politesse attendue de celles qu’un groupe accepte volontiers. Dans beaucoup de récits fantastiques, le héros marginal est immédiatement sanctifié par le scénario. Ici, l’isolement laisse des traces plus rugueuses. Son refus de jouer le jeu social la rend admirable, mais aussi difficile à approcher. C’est beaucoup plus vivant qu’une simple parabole sur la tolérance.

La bande-annonce fait affleurer ce conflit en quelques gestes : l’inquiétude devant ses capacités, la méfiance qui suit ses manifestations de pouvoir, l’impression qu’Elphaba dérange les institutions autant que les individus. Les capacités magiques, dans ce cadre, ne sont pas un super-pouvoir réjouissant à exhiber. Elles deviennent une différence impossible à dissimuler, donc un danger aux yeux de ceux qui administrent Oz. Voilà un motif très ancien de la fantasy, mais le film lui prête une dimension de comédie musicale : chaque émotion retenue finit par chercher sa sortie dans une voix, une harmonie, un mouvement.

« Defying Gravity », une promesse de bascule plutôt qu’un simple refrain

Les lecteurs et spectateurs qui connaissent la scène attendent forcément « Defying Gravity ». Sans décrire ce que le film réserve au-delà de ce que les bandes-annonces annoncent, il suffit de rappeler pourquoi ce morceau est si important. Il exprime le moment où Elphaba cesse de demander l’autorisation d’exister. Ce n’est pas une chanson de victoire facile ; c’est une déclaration coûteuse, celle d’une personne qui comprend que l’approbation générale restera hors de portée.

La mise en scène de Jon M. Chu semble traiter cette idée avec l’ampleur requise. Les architectures verticales, les grands espaces et les contrastes de lumière ne servent pas seulement à faire joli sur un écran IMAX. Ils donnent un poids physique au désir d’échapper aux assignations. Quand une héroïne de fantasy décide de prendre son destin en main, le cliché guette toujours à l’angle du donjon. Mais Elphaba ne devient pas intéressante parce qu’elle serait secrètement élue ; elle importe parce qu’elle refuse les définitions imposées.

Le personnage porte ainsi une contradiction féconde. Elphaba aspire à réparer ce qui est injuste à Oz, mais elle découvre que vouloir changer un système revient souvent à devenir une cible idéale. Une société préfère volontiers une ennemie identifiable à une critique qu’elle devrait entendre. Le film suggère cette mécanique sans transformer son récit en tract : le merveilleux, les uniformes, les sortilèges et les chansons maintiennent l’élan du spectacle. Sous les paillettes, pourtant, le pouvoir raconte déjà qui mérite d’être cru.

Cette incarnation explique l’attachement durable du public à Wicked. Le personnage d’Elphaba offre à la fantasy populaire une figure qui n’est ni une victime passive ni une rebelle sans faille. Elle avance avec ses colères, ses maladresses et sa puissance. Dans un pays où les étiquettes circulent plus vite que les vérités, sa trajectoire a le tranchant d’une malédiction bien formulée : l’histoire officielle est souvent celle de la personne qui a gardé la plume.

Cette force solitaire serait toutefois incomplète sans le contrepoint de Glinda. Là où Elphaba révèle la violence du rejet, son amie met à nu la séduction du privilège et des apparences. Leur lien empêche le film de se réduire à un récit d’émancipation prévisible ; il devient une histoire de proximité, de malentendus et de choix impossibles.

Ariana Grande et Cynthia Erivo : l’amitié au cœur du film fantastique Wicked

Le plus beau sort lancé par Wicked : Partie 1 n’est pas une incantation. C’est une relation. Les affiches, les robes et les envols promettent du grand spectacle, mais l’histoire tient parce que Glinda et Elphaba doivent apprendre à se voir derrière les caricatures. L’une est populaire, parfaitement coiffée, habituée à recevoir l’attention comme une évidence. L’autre est isolée, déterminée et bien trop lucide pour flatter les bonnes personnes. Sur le papier, le duo pourrait tourner à la mécanique de pensionnat la plus convenue ; à l’écran, il gagne en relief grâce au jeu d’opposition entre Ariana Grande et Cynthia Erivo.

Ariana Grande aborde Glinda sans réduire la jeune femme à une poupée rose. La légèreté du personnage constitue une armure sociale : elle connaît les codes, sait quelle posture adopter, et transforme l’affection en capital. Cette intelligence-là ne ressemble pas à celle d’Elphaba, mais elle existe. La chanson « Popular », souvent citée pour son humour et sa précision comique, cristallise cette différence. Glinda ne propose pas seulement à son amie une métamorphose esthétique ; elle lui transmet, avec un mélange de sincérité et de condescendance, un manuel de survie au sein d’une communauté qui juge tout.

Le film évite ainsi une facilité fréquente : opposer une femme « profonde » à une autre nécessairement superficielle. Glinda est formée par un monde qui récompense sa beauté et son conformisme, mais elle n’est pas un simple symbole. De son côté, Elphaba n’est pas moralement pure parce qu’elle souffre du rejet. Leur amitié devient intéressante lorsqu’elle résiste aux premières impressions. Elles se rapprochent non parce qu’elles se ressemblent, mais parce qu’elles découvrent chez l’autre une vérité que leur entourage ne veut pas reconnaître.

Shiz, une école de magie moins innocente qu’elle en a l’air

Le cadre universitaire de Shiz donne à cette dynamique une couleur particulière. Les histoires d’écoles de magie aiment les dortoirs, les rivalités et les professeurs mystérieux ; Wicked utilise ces ingrédients, mais les relie à un système politique plus vaste. Madame Morrible, incarnée par Michelle Yeoh, observe les élèves avec une autorité feutrée. Le Magicien, joué par Jeff Goldblum, représente un pouvoir plus spectaculaire, nourri de mise en scène et de mots rassurants. Ce ne sont pas des silhouettes qui attendent sagement leur tour dans la galerie des méchants : ils incarnent les forces capables de transformer une différence en menace publique.

Jonathan Bailey, dans le rôle de Fiyero, complète ce jeu social avec le charme un peu désinvolte d’un personnage qui semble avoir toujours eu le droit d’entrer dans la pièce. Sa présence ne sert pas seulement à installer une romance ou un triangle attendu. Elle révèle aussi la façon dont chacun projette ses désirs sur les autres. Dans une comédie musicale, le regard est une monnaie puissante : qui est admiré, qui est ridiculisé, qui est rendu invisible ? Le film travaille ces questions au fil de scènes où costumes et chorégraphies deviennent de véritables instruments narratifs.

Le casting secondaire renforce cette impression de monde habité. Marissa Bode interprète Nessarose, Ethan Slater prête son énergie à Boq, tandis que Bowen Yang et Bronwyn James font exister Pfannee et ShenShen. Leur fonction n’est pas de remplir les couloirs de Shiz comme des figurants en uniforme ; ils dessinent un collectif, avec ses rumeurs, ses alliances et son goût parfois féroce pour les jugements rapides. Un royaume ne bascule jamais uniquement à cause d’un tyran : il bascule aussi quand une foule trouve confortable de répéter ce qu’on lui a appris.

Voilà pourquoi l’amitié entre Elphaba et Glinda reste la colonne vertébrale du film. Elle oblige chacune à mesurer le prix de ses choix. L’une sait qu’elle risque l’exclusion en disant non, l’autre découvre qu’être aimée de tous peut coûter une part de soi. Entre la tour sombre et la robe rose, il n’y a pas une opposition décorative : il y a deux manières de vivre dans un monde qui préfère les rôles simples aux êtres compliqués.

Le cinéma musical de Jon M. Chu donne à Wicked une ampleur de légende

Filmer une comédie musicale de fantasy demande un équilibre presque alchimique. Trop de réalisme étouffe l’enchantement ; trop d’effets numériques fait des chansons une cinématique interminable. Jon M. Chu choisit dans Wicked une voie généreuse, où les décors possèdent du volume et où les costumes racontent les tempéraments. La bande-annonce laisse entrevoir une Cité d’Émeraude construite comme une promesse publicitaire géante : lignes vertigineuses, ornements lustrés, foule fascinée. C’est beau, bien sûr, mais d’une beauté qui surveille.

Ce soin visuel est crucial pour un récit qui parle d’image publique. La couleur n’est jamais neutre dans Oz. Le vert d’Elphaba est la première chose que les autres voient, donc ce que le pouvoir peut exploiter. Le rose de Glinda paraît à l’inverse parfaitement compatible avec l’ordre établi. Les costumes ne se contentent pas de flatter les attentes du public ; ils mettent en scène l’étiquette sociale collée aux personnages. Une robe peut devenir un sort, un uniforme peut devenir une cage, et une cape noire peut suffire à créer une légende effrayante.

La décision de diviser l’adaptation en deux volets a également permis de préserver la respiration des numéros musicaux. Dans un film trop pressé, une chanson devient un extrait promotionnel posé entre deux points de scénario. Ici, les morceaux peuvent faire avancer la relation entre les héroïnes, détailler un conflit et modifier l’atmosphère d’une scène. « The Wizard and I » porte l’élan d’une jeune femme qui espère enfin être reconnue ; « What Is This Feeling? » transforme la rivalité en feu d’artifice grinçant. Le spectacle ne court pas après l’intrigue : il en est la langue secrète.

Pour mesurer ce que la bande-annonce annonce, quelques repères suffisent :

  1. Une fantasy matérielle : les tours, les amphithéâtres et les rues d’Oz semblent conçus pour que les corps puissent y danser. Cette présence concrète donne aux scènes collectives une énergie que les fonds numériques seuls peinent souvent à produire.
  2. Une caméra mobile : Jon M. Chu privilégie l’élan et la circulation dans l’espace. Les chorégraphies peuvent alors raconter une hiérarchie ou une exclusion sans qu’un personnage ait besoin de l’expliquer lourdement.
  3. Une musique dramatique : Stephen Schwartz n’écrit pas des pauses entre deux péripéties. Chaque mélodie cristallise une position émotionnelle, ce qui permet au film d’être flamboyant sans oublier son enjeu intime.
  4. Un Oz politique : derrière les façades émeraude, le récit interroge la fabrication d’un ennemi commun. Le merveilleux garde ses créatures et ses sortilèges, mais il n’est jamais coupé de la question du pouvoir.

En 2026, alors que les adaptations d’œuvres connues rivalisent souvent d’allusions et de clins d’œil, Wicked : Partie 1 conserve un avantage rare : il connaît la valeur d’un grand geste de cinéma. Il ne demande pas au public de saluer chaque référence au Magicien d’Oz comme on valide une quête annexe. Il veut d’abord faire entendre deux voix, puis les laisser heurter la légende qui les attend.

Ce choix donne au film une vigueur particulière dans le paysage du fantastique contemporain. La technique, les vedettes et les chansons ne prennent leur sens qu’au service d’une question très simple, presque enfantine : que reste-t-il d’une personne lorsque tout un pays a décidé de raconter son histoire à sa place ? À Oz, les rumeurs volent parfois plus haut que les balais.

Wicked : Partie 1 est-il un remake direct du Magicien d’Oz ?

Non. Le film revient dans le monde imaginé par L. Frank Baum, mais adapte surtout la comédie musicale Wicked de Broadway. Il raconte les événements depuis Elphaba et Glinda, avant l’arrivée de Dorothy à Oz.

Qui joue Elphaba, la future Méchante Sorcière de l’Ouest ?

Cynthia Erivo incarne Elphaba. Ariana Grande joue Glinda, sa rivale puis son amie à l’école de Shiz.

Quand Wicked : Partie 1 est-il sorti au cinéma ?

Le film est sorti le 27 novembre 2024 aux États-Unis et le 4 décembre 2024 dans les salles françaises.

Faut-il connaître la comédie musicale ou les livres d’Oz avant de voir Wicked ?

Non. Le film présente les personnages et les enjeux de façon accessible. Les connaisseurs repéreront davantage d’échos au Magicien d’Oz, mais l’émotion centrale repose sur la relation entre Elphaba et Glinda.